Ce dont je me suis rendu compte, en fait, c'est à quel point la vie de tous les jours est ennuyeuse. [...] C'était comme une peinture d'Edward Hopper. En réalité j'ai été grandement influencé par Hopper, en prenant ces photographies - même marchant dans les rues la nuit et observant les restaurants. Presque un cliché. Vous verriez ces scènes à 11 heures le soir - deux personnes assises à une table en pleine discussion ou un serveur nettoyant une table - je pensais aux peintures de Hopper en les prenant. Mais ce fut un peu triste de réaliser, soir après soir, dans tous ces immeubles, qu'il s'agissait en réalité de gens seuls, entre 25 et 40 ans, harassés par une journée de travail, regardant la télévision installés dans leur canapé. Ce fut un peu une désillusion. J'avais pensé que ça serait plus excitant.

The Transparent City (traduction)
Michael Wolf
Editions Aperture (2008)