12/05/09
Par guillaumeh le 12/05/09, 21h - Richard Avedon
Je suis assez près de mon sujet pour le toucher et il n'y a rien entre nous
à l'exception de ce qui se passe tandis que nous nous observons pendant la
réalisation du portrait. Cet échange implique des manipulations, des
soumissions.
Catalogue de l'exposition Richard
Avedon : Portraits au Metropolitan Museum of Art de New-York, du 26
septembre 2002 au 5 janvier 2003 (traduction)
Editions Harry N. Abrams Inc. (2002)
5/05/09
Par guillaumeh le 5/05/09, 21h - Michael Wolf
Ce dont je me suis rendu compte, en fait, c'est à quel point la vie de tous
les jours est ennuyeuse. [...] C'était comme une peinture d'Edward Hopper. En
réalité j'ai été grandement influencé par Hopper, en prenant ces photographies
- même marchant dans les rues la nuit et observant les restaurants. Presque un
cliché. Vous verriez ces scènes à 11 heures le soir - deux personnes assises à
une table en pleine discussion ou un serveur nettoyant une table - je pensais
aux peintures de Hopper en les prenant. Mais ce fut un peu triste de réaliser,
soir après soir, dans tous ces immeubles, qu'il s'agissait en réalité de gens
seuls, entre 25 et 40 ans, harassés par une journée de travail, regardant la
télévision installés dans leur canapé. Ce fut un peu une désillusion. J'avais
pensé que ça serait plus excitant.
The Transparent City
(traduction)
Michael Wolf
Editions Aperture (2008)
28/04/09
Par guillaumeh le 28/04/09, 23h - Michael Wolf
Mon arrivée à Chicago s'est faite par le train aérien ; je pouvais voir à
travers toutes les fenêtres les gens travailler, et les immeubles étaient tous
indépendants - à l'opposé, par exemple, de New York, où les immeubles se
rejoignent et où il est en fait très difficile de trouver un endroit pour
photographier. Mais, à Chicago, il y a de nombreux toits à des hauteurs
variées, ce qui permet de se rendre sur l'un d'eux et de se retrouver à
l'exacte parallèle des immeubles qui vous font face, où vous avez différentes
vues au travers de lots vacants situés entre.
The Transparent City
(traduction)
Michael Wolf
Editions Aperture (2008)
21/02/09
Par guillaumeh le 21/02/09, 21h - Richard Avedon
En 1970, j'ai montré pour la première fois à mon père un des portraits que
j'avais faits de lui les années précédentes. Il en fut blessé. Mon sens du beau
était très différent du sien. Je lui ai écrit une lettre pour essayer de lui
expliquer. [...] Après sa mort en 1973, j'ai retrouvé cette lettre conservée
dans la poche intérieure de son plus beau costume, celui qu'il ne portait
jamais.
Catalogue de l'exposition Richard
Avedon : Portraits au Metropolitan Museum of Art de New-York, du 26
septembre 2002 au 5 janvier 2003 (traduction)
Editions Harry N. Abrams Inc. (2002)
19/02/09
Par guillaumeh le 19/02/09, 20h - Richard Avedon
L'appareil photo prenait presque les photos à ma place. Au dessus de
l'appareil et plongé dans le viseur, je n'ai jamais vu les gens qui étaient là,
les gens qui me regardaient, alors que le portrait c'est ce rapport
authentique.
Catalogue de l'exposition Richard
Avedon : Portraits au Metropolitan Museum of Art de New-York, du 26
septembre 2002 au 5 janvier 2003 (traduction)
Editions Harry N. Abrams Inc. (2002)
13/07/08
Par guillaumeh le 13/07/08, 22h - Richard Avedon
Un portrait n'est pas une ressemblance. Dès lors qu'une émotion ou qu'un
fait est traduit en photo, il cesse d'être un fait pour devenir une opinion.
L'inexactitude n'existe pas en photographie. Toutes les photos sont exactes.
Aucune d'elles n'est la vérité.