A partir du moment où on choisit de donner une torsion, il y a pour moi quatre modalités différentes de cette torsion. A partir d’un aplomb donné, on peut faire quatre torsions, chacune exprimant des choses différentes : il peut y avoir des torsions très extériorisées, des torsions plus intérieures, qui vont peut-être plus se tourner vers soi-même ; ça peut avoir un côté joyeux ou au contraire un côté dramatique. C’est un peu un vocabulaire, un alphabet, ces quatre torsions. En fait, toutes les sculptures sont, grosso modo, basées là-dessus.
Simplement après, la position des bras, de la tête, des différents membres, de la jambe en avant ou en arrière ... mais là, comme c'est réduit à la puissance d’une simple expression, à savoir le rapport bassin-jambes avec le torse, là, d’une certaine manière, ce sont les quatre possibilités de la sculpture en mouvement. En même temps, c’est un beau chiffre, quatre, c’est la quaternité, c’est une sorte de totalité, comme les quatre points cardinaux, les quatre saisons, etc.
Propos recueillis en mars 1999, à propos des Caryatides.
